Abstract
This study investigates the use of silent sounds in the English of Chadian learners, focusing on their pronunciation patterns, awareness, and the factors contributing to errors. English, as a foreign language in Chad, poses particular challenges for learners, especially regarding silent sounds, which are often mispronounced due to interference from French and local languages, relying on spelling, and limited exposure to spoken English. A mixed-methods approach was adopted, combining quantitative analysis of pronunciation errors from a word list and reading passage with qualitative insights from semi-structured interviews. A purposive sample of 60 learners across beginner, intermediate, and advanced levels participated in the study. Findings indicate that learners frequently pronounce sounds that should remain silent, apply silent sound rules inconsistently, and sometimes hypercorrect in formal contexts. Advanced learners demonstrated greater awareness, particularly when exposed to spoken English through media or language laboratories, yet difficulties persisted with less common or academic vocabulary. The study concludes that silent sounds represent a significant obstacle to effective English pronunciation for Chadian learners and recommends explicit instruction, phonetic training, and increased exposure to authentic English speech. The findings have implications for teaching strategies, curriculum design, and pronunciation-focused interventions in the Chadian context.
Keywords: Silent sounds, pronunciation, Chadian learners, English as a foreign language, phonological awareness.
Résumé
La présente étude analyse l’emploi des lettres muettes dans l’Anglais des apprenants tchadiens, en s’intéressant à leurs caractéristiques de prononciation, à leurs degrés de conscience phonologique ainsi qu’aux facteurs explicatifs des erreurs observées. L’Anglais, langue étrangère au Tchad, constitue un domaine d’apprentissage complexe, notamment en ce qui concerne les lettres muettes qui sont fréquemment mal rendues en raison de l’interférence du français et des langues nationales, de la tendance à se fier à l’orthographe et d’une exposition limitée à l’Anglais oral. Une méthodologie mixte a été mobilisée, associant une analyse quantitative des erreurs de prononciation relevées à partir d’une liste de mots et d’un texte de lecture, à une analyse qualitative issue d’entretiens semi-directifs. Un échantillon raisonné de soixante apprenants répartis entre les niveaux débutant, intermédiaire et avancé a été retenu. Les résultats montrent que les apprenants prononcent fréquemment des segments devant rester muets, appliquent les règles relatives aux lettres muettes de manière irrégulière et manifestent parfois des phénomènes d’hypercorrection en contexte formel. Les apprenants avancés présentent un niveau de conscience phonologique plus élevé, particulièrement lorsqu’ils bénéficient d’une exposition accrue à l’Anglais oral par les médias ou les laboratoires de langues ; néanmoins, des difficultés persistent, notamment face au lexique moins courant ou à caractère académique. L’étude conclut que les lettres muettes constituent un obstacle majeur à une prononciation performante de l’Anglais chez les apprenants tchadiens et préconise un enseignement explicite, un entraînement phonétique ainsi qu’une exposition renforcée à des modèles authentiques de langue. Les résultats apportent des éclairages utiles pour l’amélioration des pratiques pédagogiques, la conception des curricula et la mise en place d’interventions centrées sur la prononciation dans le contexte tchadien.
Mots-clés : lettres muettes, prononciation, apprenants tchadiens, anglais langue étrangère, conscience phonologique.

No responses yet